Marion, lasse d’une vie de couple au point mort, décide sur un coup de tête de demander le divorce. Sauf que la crise économique, en compliquant la procédure, lui met des bâtons dans les roues. Et heureusement !
L’amour qui rime avec toujours, j’y croyais. Les dégâts du quotidien sur le couple, j’en étais avertie. La volonté de rester ensemble pour le meilleur et le pire, je l’avais. Pourtant j’ai failli divorcer par lassitude. Et si la crise économique n’était pas venue jouer les conseillers conjugaux, mon couple se serait effondré. Julien et moi devons être les seuls français à dire aujourd’hui: merci la crise.
Douze ans de relation, huit de mariage. Un boulot prenant, une maison retapée avec amour, un crédit sur vingt ans. Des enfants en projet mais pas tout de suite. Julien, mon mari, absorbé par sa boîte de logistique, aussi enthousiaste en affaires qu’absent à la maison. Je faisais le dos rond en attendant que les choses s’arrangent, (Lire la suite…)
Comment je me suis débarrassée de ma mère…
A 26 ans, Olivia n’avait pas encore réussi à mettre de la distance entre ce que lui disait sa mère et ce qu’elle pensait elle-même. Et puis elle est tombée enceinte. Et, d’un coup, elle s’est sertie forte et autonome.
Le test de grossesse n’a été qu’une formalité : je savais que j’allais tomber enceinte au moment où nous faisions l’amour. Je voulais un enfant de Serge, je le voulais très fort… Quand je lui ai montré le petit trait bleu du teste, il m’a prise dans ses bras et m’a posée sur le lit, comme si j’étais devenue un objet fragile et délicat. Nous avons passé le reste de la journée à nous regarder et à faire des projets en riant. Il voulait absolument crier la nouvelles sur tous les toits. Mais je lui ai demandé d’attendre. J’étais heureuse, vraiment. Mais je craignais la réaction de ma mère (Lire la suite…)
Ça s’est passé dans le Lyon-Valence
Un soir, dans le TGV de 18h30 qui la ramenait de Lyon à Valence, Véronique a eu un coup de coeur pour un bel inconnu. Sa vie de femme mariée et de mère de famille en est aujourd’hui complètement bouleversée.
Mon mari est super. Il s’appelle Vincent et il est chef d’entreprise. Il a un côté nounours très rassurant. Il est plein d’attentions pour moi et il lui arrive encore assez souvent, – au moins deux fois par mois-, de rentrer à la maison, le soir, avec un bouquet de tulipes perroquet qui à chaque fois me cueille par surprise.
Je n’ai jamais besoin de me demander s’il m’aime, j’en ai des preuves irréfutables au lit. .
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J’ai dépassé mes angoisses de mère divorcée…
Après son divorce, Apolline, 35 ans, ne sait pas comment conjuguer sa vie de mère et sa vie de femme. Entre la peur de brusquer ses filles, et la crainte de perdre son homme, elle a fini par trouver le bon dosage. Elle raconte.
Je n’avais jamais imaginé qu’à 33 ans, je serais divorcée, avec deux filles de trois et six ans. Dans ma famille, « ça » n’existe pas. « Chez nous, on ne divorce pas ! » comme l’a dit ma mère quand je lui ai appris la nouvelle. Merci pour le soutien. C’est moi qui ai quitté Julien, parce qu’il n’y avait plus d’amour entre nous, mais je me sentais très égoïste envers mes filles, et je culpabilisais affreusement.
Les premiers mois, entre le déménagement, les avocats et mon travail, je marchais en pilotage automatique. Les seuls moments où j’étais capable de déployer mon énergie habituelle, c’était avec les filles. La séparation les avait chamboulées, Anna, la grande, ne dormait pas, Louise ne comprenait pas que papa ne rentre pas le soir. J’essayais de prendre sur moi pour que le quotidien reste gai, et les week-ends sans enfants, je ne voyais personne, je nageais et je dormais.
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J’ai envoyé mon meilleur ami en prison
Que faire lorsqu’on s’aperçoit que son meilleur ami se livre à des pratiques interdites sur des petites filles ? C’est le cas de conscience qu’a eu à résoudre Nadège. Elle a finalement adopté la manière forte. Mais sans être tout à fait sûre d’avoir eu raison.
C’était ma troisième année aux Beaux-Arts. Je regardais un tableau lors d’une expo collective que je trouvais intéressant mais plutôt bâclé et je ne me suis pas gênée pour le dire au petit blond à côté de moi qui m’avait demandé mon avis. « Pas faux », a-t-il répondu et il a trinqué avec moi. Il en était l’auteur. Une conversation à bâtons rompus a commencé et, à la fin de la soirée, on était étonné de ne pas s’être rencontrés auparavant. Nous sommes devenus inséparables : Nadège, la belle rousse grande gueule et Romain le blondinet le plus charmeur de l’Ecole. (Lire la suite…)
Je voulais tellement m’en sortir…
Elle est formidable, Julie ! A 29 ans, elle était rongée par le cancer. Ablation du sein, rayons, chimio, reconstruction… C’est alors qu’elle se souvient que sa grand-mère disait : « il faut toujours se faire belle : les jeunes, pour plaire ; les vieilles, pour ne pas déplaire. » Et elle décide de redevenir belle. Pour séduire. Pour jouir. Pour revivre.
On a partagé le taxi, je me suis lovée contre lui. Quand la voiture s’est arrêtée devant chez moi, je lui ai dit « J’aimerais bien que tu montes. Juste pour dormir. Je n’ai pas envie de rester seul… » Il est monté. On a fumé. On rigolait. J’ai enfilé une chemise de nuit. Il m’a embrassé sur les paupières et ça m’a donné de frissons. Je voulais que ça continue mais j’angoissais à mort. Et s’il trouvait mon corps repoussant ? En plus de la cicatrice, j’étais maigre, le pubis glabre. J’allais peut-être avoir mal, être tendue, tout gâcher. Je lui ai dit « On dort. » Il a répondu « Comme tu veux. » C’était doux de s’endormir à côté d’un corps ami. Le Lendemain, j’ai fait du thé. J’étais dans la baignoire, il a frappé. « Je peux finir ma tasse avec toi ? » Il s’est assis sur le rebord de la baignoire et m’a massé le cou, les épaules, le dos. Je serrais les genoux contre ma poitrine, craignant sa réaction s’il voyait que je n’avais qu’un sein.
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J’ai attendu que le désir de ma femme revienne…

Frank a 34 ans. Tout baigne, une jolie femme, un beau bébé tout nouveau. Sauf qu’Elsa devient mère à plein temps, oubliant son mari. Qui souffre. Il nous raconte…
Elle avait le plus beau sourire que j’aie vu chez un futur conservateur de bibliothèque. Mes recherches sur les usages du courrier électronique semblaient la passionner, et je n’ai pas tardé à comprendre que la fille aux boucles noires s’intéressait d’avantage à moi qu’à mon travail. Dynamique, impatiente… C’était Elsa. Nous nous sommes aimés très fort, très vite. Un dimanche, je devais assister à un repas de famille, mon train partait à 9h. Elsa m’a fait ses yeux d’amadou, m’a embrassé. Irrésistible. J’aurais pu encore prendre le train de 11h05, mais … j’ai même raté celui de midi et demi. Bref, je n’ai jamais pris ce train, ma mère était furax et nous au septième ciel.
Un an et demi plus tard Elsa a eu son concours, on s’est marié. Au bout de quelques mois, avec le café et les croissants Elsa –un ange en chemise de nuit- m’annonçait la nouvelle. « On passe de l’autre côté… » – je disais toujours que devenir père était changer de camp, trahir mon passé de fils. C’était naturel, prévisible, normal…bouleversant. J’étais fier comme un coq.
Cette année, c’est décidé, je reinvente Noël!

Blanche, 36 ans, a passé beaucoup de réveillons en tête à tête avec Victor, son fils… Mais, cette fois, elle veut jouer à fond la carta de la tribu recomposée.
Aïe ! C’était à la Toussaint, et Victor, 9 ans, pensait déjà aux fêtes… Comme chaque année, je me suis souvenue des Noëls de mon enfance, avec les quarante-cinq cousins dans la propriété des grands-parents, des tablées immenses, de veillées joyeuses, le seul moment de l’année où ma famille d’aristos guidés se muait en tribu chaleureuse. J’aurais tant voulu que mon fils connaisse cette ambiance… Pourtant j’ai tout fait pour échapper à ce clan étouffant et rigide, pour construire quelque chose d’authentique. M’étais-je tant bagarrée pour passer les fêtes en tête à tête avec mon fils au pied du sapin comme un petit couple ? Impossible. Ça ne pouvait pas continuer comme ça.
Cette année, il nous fallait absolument un Noël généreux, grandeur nature, comme je les aime. (Lire la suite…)
On est lesbienne de mère en fille.

Emma a 23 ans. Lesbienne et fière de l’être, elle a décidé il y a deux ans de s’affranchir avec sa mère. Qui n’a pas eu la réaction qu’elle attendait. Parce qu’elle aussi, elle aime une femme.
J’ai toujours su que j’étais homosexuelle. Façon de parler, car je ne mettais pas de mots sur le fait que je préférais les filles. J’ai eu une enfance tout ce qu’il a de normale, père ingénieur, une mère sage-femme, un joli pavillon dans la banlieue aisée de Lyon… Quand ils se sont séparés, ils nous ont donné l’explication classique : « Nous ne nous entendons plus, nous préférons nous quitter plutôt que de se disputer tout le temps». Mais la vraie raison, je ne l’ai connu que dix ans plus tard.
Au lycée, j’ai expérimenté avec les garçons, mais l’essai a été concluent: mon truc, c’était les femmes. (Lire la suite…)
La partouze, je n’ai pas pu…
Marine et Raphaël s’étaient engagés dans une relation de challenge sexuel qui semblait sans limites. Jusqu’au jour où ils se retrouvent à une partouze. Là, elle jette l’éponge. Mais elle garde son amour.
Je suis allée à la soirée de ma copine Flo prête à m’éclater. Jean moulant et t-shirt rock, j’avais envie de me vider la tête avec ses amis musiciens qui n’ont rien à voir avec ceux que je côtoie au quotidien : je suis expert-comptable. Mais une femme qui maîtrise les chiffres titille toujours la curiosité des hommes, et je me suis retrouvée, malgré moi, au centre d’une conversation sur la fiscalité. Puis un type m’a demandé de but en blanc « Et à part manier la calculette, tu es bonne à quoi ? » J’ai répondu du tac au tac : « La cuisine, le sexe. Et toi, Jean-Paul Gautier ? »
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J’ai joué la carte de l’audace
L’année de mes trente-deux ans m’avait semblée d’un calme plat terrifiant. Il n’y avait que côté travail que ça marchait bien, je suis traductrice, mais sinon, ma vie sentimentale ressemblait au frigo d’une anorexique. J’attendais beaucoup de mes trente-trois, mais faute d’un plan spécial le jour de mon anniversaire, j’ai coupé mon portable et je suis restée chez moi, sans regrets, avec Yourcenar et Les Mémoires d’Hadrien. En éteignant la lumière j’ai pensé « Quel livre magnifique, qui veut d’autres plaisirs lorsqu’on peut jouir d’une telle compagnie ? » L’idée m’a réveillée, révoltée, au milieu de la nuit. C’était moi, ça ? La même Sabrina qui avait vécu à Paris avec à peine deux mille francs par mois le temps de faire mon trou dans la capitale d’un pays étranger –je suis Italienne- qui déteste tout ce qui est sécurité, routine, et compromis ?
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